| Lybian Challenge |
|
|
|
Alors la grand moment pour Sebastien Francois Julien et Anthony. Une semaine plongé dans le desert. Une équipe médical super sympa 2 medecins, 1 kiné , 1osteo , 8 infirmiéres et 4 podo.
(passer souris sur photos) Chacun raconte un bout de son aventure mais comme toujours dans ce cas la , c'est Julien " the best " .Franchement en le lisant j' ai tous les souvenirs qui remontent : Superbe !!!!!! Francois le téchnicien
Libyan Challenge Sous ce nom très évocateur se déroule une course fabuleuse dans un pays qui intrigue par tout ce que l’on peut lire dans la presse. Il existe en fait 3 challenges. Le challenge des coureurs qui doivent faire preuve d’adresse dans leurs gestions de l’effort, de la nutrition , de la fatigue , du stress , de l’orientation, du passage du froid la nuit ( ce n’est pas 1 mythe ça caille vraiment) au chaud surtout s’il n’y a pas de vent …… Pour les amateurs de mots fléchés cette course se déroule dans le désert de l’ACAKUS et on comprend très bien les différences entre ERG désert de sable et REG désert de pierre. Comme vous le comme vous l’imaginez courir dans le sable n’est pas évident mais sur 200km ça l’est encore moins. Si vous voulez aller loin il faut se préserver. Vous devez donc décrypter le sable afin de ne pas fournir des efforts « Parasites » c'est-à-dire apprendre à poser de pied là où l’appui sera le plus efficace. Pour les techniciens c’est un peu comme le principe de Bernoulli en natation. Le nageur avance parce qu’il place ses mains et ses bras sur de l’eau « immobile ». Et bien là c’est pareil vous avancerez que si le sable n’est pas trop mou ou fuyant… C’est donc inévitablement un challenge technique. Le challenge logistique Faire venir, courir et faire vivre 110 coureurs dans le désert est 1 sacrée gageure. Il faut penser à tout, vols aller retour ,nourriture , eau , gasoil, téléphone satellite, internet… photos, vidéo, GPS , gestion des secours, gestion des PC, gestion des autorités locales, de la communication, des sponsors, de l’ambiance , du dj , des apéros…. Bref une montagne à gérer et sans PROS pas de Libyan Challenge. Et comme c’était un succès total… Le challenge médical Si depuis 11 ans maintenant, les techniques de soins podologiques n’ont plus de secret pour moi mais il me restait un inconnu : le sable et ses tout petits grains qui vont partout !!! Heureusement nous avions des coureurs, label jaune (nourris au sable depuis leur enfance). Les pathologies sont inévitables mais plus facile à gérer.
L'équipe médical
Julien au sommet de sa dune Vendredi 27 février 2009, 14h, assis au sommet d’une dune à la sortie du « camping » de Mohamed, je me pose et fais un premier bilan de la semaine. Quatre membres de l’association ont eu la chance de partir en Lybie pour participer à l’encadrement médical de la 4ème édition du Lybian Challenge, une course de 200km non-stop en plein désert de l’Akakus, au sud-est de la Lybie, en autonomie totale à l’exception de 4,5 litres d’eau par coureur à récupérer à chaque point de contrôle, soit tous les 20km environ. Le tout en moins de 72 heures pour venir à bout de ce Master Trek… Comme tous les membres de l’association Podo-Outdoor, je suis podologue et coureur. Si je n’ai jamais participé à une telle course, j’en rêve depuis quelques années. C’est donc une occasion unique pour moi de venir emmagasiner un maximum d’expérience au contact de coureurs rompus à se genre d’épreuve. D’autant plus que je ne connaissais le désert nord-africain qu’à travers les médias. C’est pourquoi, les images du Paris-Dakar plein la tête, j’ai sauté sur l’occasion lorsqu’on m’a proposé de partir. Après une matinée passée à faire l’inventaire du matériel mis à la disposition du staff médical, nous sommes prêts pour partir sur nos PC, pour nous installer et y attendre les coureurs. 5 heures de 4x4 nous sont nécessaires pour atteindre le PC 2. Sur le trajet, je prends pleinement conscience de ce qui attend les participants dès le lendemain, même s’ils ne suivront pas le même itinéraire. L’immensité du désert, des paysages grandioses et changeant régulièrement : sables, pistes, cailloux, dunes se succèdent pendant les quelques 300km de « route ». C’est sûr les organismes, et plus particulièrement les pieds, seront mis à rude épreuve. Nous ne devrions pas s’ennuyer. Nous sommes au Km 69 de la course, les deux premiers arrivent ensemble vers 18 heures. Ils ne se quitteront pas et partageront la victoire après 31 heures de course. Les vingt premiers se succèdent à intervalle régulier. Nos premières interventions se font dans de très bonnes conditions. Il n’y a pas d’urgence, quoi que bien classés jusque-là, les coureurs n’hésitent pas à prendre quelques minutes pour se faire soigner, il reste encore 130km à parcourir. Au final, les plus rapides ne restent qu’une vingtaine de minutes, juste le temps d’avaler un repas chaud et de faire les niveaux d’eau. Mais bientôt, les arrivées se font de plus en plus nombreuses et rapprochées. Les soins de plus en plus lourds. Les premières ampoules et les premiers hématomes sous unguéaux sont déjà présents. Les prendre en charge au plus vite permet d’éviter, ou en tout cas d’essayer de limiter, l’aggravation des lésions. Malgré la préparation qu’ont suivie les coureurs, les conditions rencontrées (terrain, chaleur…) ainsi que la longueur du Lybian Challenge font que les pieds finissent par souffrir pour quasiment tous les participants. Plus la nuit avance, plus les arrêts sont longs. Pour bon nombre, le PC3 est LE point à atteindre pour prendre quelques heures de repos et repartir requinqués. Dès minuit, les participants font la queue pour passer entre les mains de l’équipe médicale, principalement pour des soins d’ordre podologique et des massages de récupération. Après quelques hésitations et demandes de conseils ; Greg, l’infirmier-anesthésiste se révèle un véritable spécialiste du traitement des ampoules. On n’est pas trop de deux pour répondre aux attentes de coureurs. De son côté, Dédé, seul kiné présent cette année dans le staff, ne chôme pas non plus. Vers 3 heures, on dénombre pas moins de quarante trois coureurs couchés dans leur duvet à même sol. Les premiers se sont installés sur le tapis de sol à l’abri de la tente, les suivants n’ont pas d’autres choix de se poser dehors directement dans le sable. Je m’imagine déjà un nombre impressionnant d’abandons ici. Mais au petit matin, à ma grande surprisse pour certains, ils repartent les uns après les autres. A 7 heures, je peux enfin aller me coucher, mais au bout de vingt minutes, on revient me chercher pour soigner un nouvel arrivant. La nuit aura été courte !!! Les derniers ne sont encore pas là. Préférant dormir au calme, ils se sont couchés quelques centaines de mètres avant le PC3 et arrivent vers 10 heures. Une heure plus tard, tous sont repartis. Seul quatre abandons sont à déplorer. Avant de replier le camp, on prend notre petit déjeuné. Premier vrai repas depuis la veille à midi. La nuit a été intense au point que nous n’ayons pas eu une minute pour aller se préparer à manger. Nous ne pouvons quitter l’emplacement du PC3 tant que les derniers ne sont pas arrivés au PC4, question de sécurité, puisqu’un concurrent est susceptible de faire demi-tour. Mais comme l’organisateur prévoyait que ce soient les « médicaux » des PC 2 et 3 qui commencent à assurer les soins à l’arrivée, nous devons rentrer rapidement et laissons donc les deux bénévoles « administratives » sur place. Elles nous suivront dans quelques heures.
Après un bref passage par le PC 4, nous reprenons la « route » de Ghat et du camping de Mohamed où est jugée l’arrivée. A nouveau une dizaine d’heures de 4x4 dans le désert... Nous y arrivons vers 22 heures, mais les quatre premiers finishers sont déjà là. Ce n’est pas eu qui ont le plus besoin de nous, nous les verrons que demain matin. Les médicaux du PC2 nous rejoignent vers minuit après bien des péripéties lors de leur voyage de retour. Les véhicules des chauffeurs-guides lybiens sont vétustes et nécessitent quelques petites réparations en cours de route !!! Demain, c’est le dernier jour sur place. Nous aurons l’occasion de nous dégourdir les jambes en participant à une toute petite course entre organisateurs dans les dunes derrière le camp, avant le remise des prix, la soirée de clôture et le voyage de retour… A l’année prochaine !
Sebastien le ??!!!!
Arides !!!!!!!!,mais fantasmagorique ! Après deux jours deux nuits passé au chevet des coureurs me voila parti du PC 5 pour rejoindre l’arrivée, 80 km plus loin. Il est 8h du mat me voila prêt sous mes nouvelles couleurs « PODO-OUTDOOR » .Battons aux mains, décor féerique aux yeux, Salomon wings lab aux pieds. De cette aventure il me reste, du bonheur, et des rêves plein la tête. Anthony le dernier à parler ( petit malin)
Franchement quoi dire de plus, j ai passé un super moment au sein d’une organisation superbe. Jean marc et Gégé (les organisateurs) debout à toute heure pour accueillir tous les coureurs au son de la corne (grand moment).Des bénévoles d’une gentillesse à toutes épreuves etc etc etc …….. Et puis non en faite je vous direz rien, si vous voulez savoir : Allez y !!!!!! C est le meilleur conseil que je puisse vous donner.
|